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Un évêque colombien avertit que la détérioration de la société est enracinée dans l'affaiblissement de la famille

La détérioration de la société est due à des idéologies qui affaiblissent la famille, l'institution à laquelle Dieu a confié la protection de la vie, déclare l'évêque de Cúcuta en Colombie, José Libardo Garcés.

D'Eduardo Berdejo sur CNA. Traduction française Belgicatho.

Dans le dernier éditorial du journal diocésain La Verdad (La Vérité), le prélat invite les chrétiens à réfléchir sur la famille et la vie « pour prendre conscience de l'appel de Dieu à chaque foyer à défendre, protéger et sauvegarder la vie humaine comme fondement essentiel de la formation d'une personne et d'une société basée sur les vertus de l'Évangile, qui a en même temps son fondement dans le sacrement du mariage. »

« Nous constatons que la société se détériore sous de nombreux aspects, et que cette détérioration a pour origine la détérioration de la vie familiale, qui découle de différentes idéologies et façons de concevoir le mariage et la famille, qui ont tourné le dos à Dieu. »

L'évêque de Cúcuta, diocèse limitrophe du Venezuela, a souligné que l'appel constant de Dieu « est de construire la vie du foyer sur le roc solide de Jésus-Christ » et de recevoir de lui la force d'affronter les défis et les tâches de la mission reçue de Dieu de protéger la vie humaine à tous ses stades.

Mgr Libardo a déclaré que la défense de la vie par l'Église catholique « va à l'encontre des idéologies qui présentent l'avortement, l'euthanasie et d'autres atteintes à la vie et à la dignité de la personne humaine comme la norme comportementale. »

« Face à cela, nous devons renforcer la famille qui protège la vie comme un don gratuit de Dieu. »

« La famille chrétienne devient un roc solide sur lequel la société est construite, » a expliqué le prélat, « parce qu'elle nous enseigne les relations saines entre le père, la mère, les époux, les enfants et les frères et sœurs, afin que nous puissions sortir dans la société pour créer des relations interpersonnelles saines, fondées sur les valeurs de l'Évangile. »

En ce qui concerne la douleur et l'angoisse qui peuvent être ressenties au sein du foyer, l'évêque a expliqué que « la croix fait partie de la vie humaine et aussi de la vie familiale. » C'est pourquoi il a invité les fidèles à apprendre de la Vierge Marie à « être à côté de la croix du Seigneur, parfois dans la douleur, mais en restant là et avec l'espérance en Jésus, qui ne déçoit pas. »

L'évêque a noté que dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia, le pape François enseigne que lorsque les familles suivent Jésus, les ruptures peuvent être évitées.

« Progressivement, avec la grâce de l'Esprit Saint, [les époux] grandissent en sainteté à travers la vie conjugale, en partageant aussi le mystère de la croix du Christ, qui transforme les difficultés et les souffrances en une offrande d'amour, » dit l'exhortation du pape.

Mgr Libardo a déclaré que « cet enseignement du pape François est très consolant, car de nombreux mariages et familles rompent leurs relations à la première difficulté ou crise qu'ils rencontrent, oubliant qu'avec la grâce de Dieu reçue dans le sacrement du mariage et renouvelée jour après jour dans l'Eucharistie, ils peuvent persévérer dans la mission qu'ils ont reçue jusqu'à la fin. »

Le prélat a mis en exergue les couples mariés chrétiens qui ont persévéré dans leur amour fidèle, « avec la certitude que le Seigneur est toujours présent chaque jour jusqu'à la fin de leur vie. »

L'évêque a appelé les familles à « trouver quelques minutes chaque jour pour se réunir devant le Seigneur« et à placer « la vie personnelle et familiale sous la protection et l'égide de la Bienheureuse Vierge Marie et du glorieux patriarche saint Joseph, afin qu'ensemble, à la maison, ils puissent faire une profession de foi en proclamant : "Tu es le Christ". »

Cet article a d'abord été publié par ACI Prensa, le partenaire de CNA pour les nouvelles en langue espagnole. Il a été traduit et adapté par l'AIIC.

Eduardo Berdejo est diplômé en journalisme de l'Université nationale Mayor de San Marcos (Pérou). Il est membre de l'équipe d'ACI Prensa depuis 2001. Il a couvert les visites du pape François à Cuba, au Mexique, en Colombie et au Pérou. Il est également titulaire d'un diplôme en littérature comparée de l'université de Piura (Pérou) et a suivi le cours complet de correction stylistique de l'école d'édition de Lima (Pérou).

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Un dimanche de marches pour la vie et la famille dans 10 villes polonaises

De Vatican News (Karol Darmoros)

Sous le slogan « Unis pour la vie, la famille et la patrie », des marches pour la vie et la famille ont été organisées ce dimanche 16 juin dans une dizaine de villes en Pologne. La Conférence épiscopale polonaise avait encouragé la participation des fidèles. Les organisateurs entendaient « exprimer leur opposition aux actions portant atteinte au droit à la vie, de la conception à la mort naturelle. »

En ce dimanche 16 juin, des marches sous le slogan « Unis pour la vie, la famille et la patrie » ont eu lieu dans les rues de Varsovie, Cracovie et Gdańsk, mais aussi dans des villes plus petites comme Łęczna, Gryfic ou Dzierżoniów. La marche dans la capitale a débuté à 11h30 par une messe en l'église saint-Alexandre, sur la place des Trois Croix. Les participants se sont ensuite dirigés vers le Parlement et le bureau du Premier ministre, et la marche s'est terminée devant le monument au maréchal Józef Piłsudski, au Belvédère, une impressionnante statue dédiée à l'un des plus grands leaders polonais.

Les marches pour la vie

« Nous nous rendons dans les bâtiments des autorités publiques pour exprimer notre inquiétude face à des activités qui portent atteinte à l'ordre social et moral », et « nous demandons aux autorités d'abandonner ce type d'action, qui porte atteinte au droit à la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, et de respecter les principes qui découlent de la foi chrétienne et de la civilisation latine », a lancé le coordinateur des Marches pour la vie et la famille, Paweł Kwaśniak, du Centre pour la vie et la famille.

Il a ensuite précisé que l'objection ne concerne pas seulement les quatre projets en attente au Parlement qui étendent la légalité de l'avortement jusqu'à la 12e semaine de vie de l'enfant à naître. Le Centre pour la vie et la famille s'oppose également aux tentatives visant à nier le principe selon lequel les parents élèvent leurs enfants selon leur conscience. La Marche pour la vie et la famille à Varsovie est accompagnée de la cloche « La voix de l'enfant à naître », qui retentira tout au long du parcours. « Pour éveiller les consciences des députés, des sénateurs, des membres du gouvernement, du premier ministre et du président », a noté Paweł Kwaśniak.

Des grands rassemblements de famille

Dans l'interview accordée aux médias du Vatican, Paweł Kwaśniak attire l'attention sur le caractère national des Marches pour la vie familiale qui, dans de nombreuses villes, constituent l'événement public le plus important de l'année. En outre, les marches sont une excellente occasion d'intégrer les familles qui se réunissent lors de pique-niques multigénérationnels. « Nous donnons beaucoup de place aux familles, surtout aux familles nombreuses, pour montrer à toute la société que ces familles existent, qu'elles élèvent des enfants, que l'amour conjugal peut être beau, basé sur la responsabilité, dont le fruit est des enfants acceptés dans le monde et élevés par des conjoints aimants ». Par cet exemple, a-t-il poursuivi, les familles peuvent encourager les jeunes à former leurs propres familles, en cultivant l'amour et la responsabilité.

La voix de l'épiscopat pour la défense de la vie

Les Marches pour la vie et la famille sont placées sous le patronage de la Conférence épiscopale polonaise. « Nous avons préparé et envoyé aux fidèles une lettre pastorale pour la défense de la vie conçue. Nous savons que l'Église défend la vie dès le début », « qu'elle est un grand don de Dieu et qu'elle est protégée par diverses institutions, mais aussi par la Constitution de la République de Pologne, la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la Déclaration des droits de l'homme », a expliqué Mgr Tadeusz Wojda, président de la Conférence épiscopale polonaise, qui a invité les fidèles à participer aux marches.

Dans leur lettre, lue ce dimanche dans les églises, les évêques polonais ont souligné que la vie, « en tant que valeur suprême de chaque être humain et élément essentiel du bien commun, est un bien fondamental, supérieur à la liberté individuelle des autres ». « C'est pourquoi, ont-ils conclu, personne n'a le droit, au nom de la liberté personnelle, de décider de la vie d'une autre personne ».